Presque une lettre ouverte

Petit exposé personnel que celui qui va suivre.
Ma vie personnelle a bien changé depuis ses dernières semaines et je me reconnais enfin dans une relation où je me sens être pleinement moi-même, sans compromis, sans avoir à réfléchir à ce que je dis, sans me dire que j’aurais a faire des compromis douloureux.
Je m’imagine loin dans ses bras et je partage avec bonheur tout les sourires que nous échangeons avec l’extase des premiers jours en me demandant si je cesserais de sourire en regardant ce visage riche de rire et de beauté.
Je la désire aussi. Énormément, passionnément. Si on pouvait quantifier le désir que je ressens à son égard, il pourrait surement combler la dette mondiale actuellement. L’extase est un sentiment que je pensais avoir connu mais que je découvre finalement en compagnie d’une femme tels que j’en aurais rêvé si je ne m’étais pas souvent repris en me consolant de trouver un jour une personne qui puisse au moins me comprendre et me tolérer.
Alors aujourd’hui, je désire, je fantasme, mais pas seulement. Je l’aime car quand je parle avec elle je ressens la même curiosité et la même envie. L’euphorie n’est pas seulement sensuel mais spirituel et intellectuel. Tout change et tout reste comme à l’habitude, avec le bonheur en plus.
En attendant, elle ne se trouve pas à côté de moi à l’instant présent et je ne désire pas juste lui parler. Je veux la déshabiller, la pelotonner contre moi et lui enlever ses vêtements pour ressentir le contact de sa peau, lui masser les seins, le cul, qu’elle a de formidable, et expérimenter toutes mes envies et toutes mes pulsions sans aucune retenu, sauf celle de ne pas jouir trop rapidement pour profiter le plus longtemps possible de ce long moment de contact charnel.
Bien éduqué par des années de frustration, et un peu de morale, et aussi la peur de la perdre, je me demande toutefois si je ne devrais pas être moins obsédé par son corps… ne pas autant vanter sa beauté, au risque qu’elle commence à croire que je ne pense à elle que comme une amante de lit et non de cœur et d’esprit.
Voilà le jour de doute qui m’habite et me demande de les coucher un peu devant moi pour en voir l’absurdité.
Le bonheur de ce couple dont je fais maintenant parti, c’est l’absence de retenu que nous avons déjà à nous parler de nos envies, de nos vies et de ce que nous attendons. Pas juste de l’un et de l’autre, mais de notre environnement. Mettre a plat les petites craintes et se rendre compte que nous ne partageons pas qu’un sentiment mais aussi une logique et un mode de pensée. Du coup, au lieu d’avoir peur de penser à l’amour que nous allons faire sur son lit (le lieu est encore un peu conventionnel, certes, mais on s’y plait), je pense et je ne fais que me retenir pour mieux pouvoir apprécier le moment où je me remonterais enfin mes mains de ses fesses jusqu’à ses cheveux pour la serrer contre mes lèvres, la presser contre mon érection, et que nos sourires suffiront a résumer tout le plaisir que nous partageons l’un et l’autre.