Caché derrière mon journal
Assise a côté de moi pendant que je lisais mon journal, je sentais le contact de ses épaules contre les miennes à chaque fois qu’un passager se frayait un chemin dans le couloir du train bondé. Les arrêts fréquents et la longueur de la ligne force les voyageurs a s’accumuler dans le même moyen wagon pour ne pas patienter plus longtemps dans le froid, tirant ainsi a profit la proximité et le manque d’intimité pour se réchauffer.
Une belle orgie que ça ferait si chacun se trouvait à son gout et se forçait à se regarder un peu au lieu de se concentrer sur ses écouteurs, son téléphone, ses oreillettes ou sa lecture. Nous faisions tout les deux parties de ce dernier groupe, tandis que nos camarades de carré de siège rentraient dans une toute autre catégorie : ceux qui habitent en bout de ligne et profitent de la sécurité de ne pas avoir peur de manquer un arrêt pour s’endormir dans la rame en attendant que le léger balancement du wagon ne cesse de les bercer.
Ne sachant jamais trop quand arriverait ma station, je relevais fréquemment le nez pour vérifier que je ne m’étais pas perdu en route. Le regard ainsi éloigné quelques instants de ma page, je tournais alors mon regard aux alentours pour voir qui était mes compagnons de voyage pour finalement aboutir sur ma voisin. Hasard ou geste bien intentionné, elle avait enlevé son pull pour profiter de la chaleur ambiante du train maintenant allégé de la moitié de ses passagers occupés.
Sous son épais vêtement d’hiver, elle avait enfilé un tee-shirt coloré, surement réservé à son travail au bureau où elle pouvait se prélasser. Sous ce léger vêtement je pouvais voir la couleur noir de son soutien gorge qui agissait comme un aimant dont je ne pouvais éloigner mon regard.
Quelques instants de trop suffirent alors à me faire remarquer de ma voisine dont le poids de mes yeux avait éveillé ma curiosité jusqu’à m’attendre au croisement de son intimité et de ma lecture. Rouge de timidité d’avoir été pris en flagrant délit d’impudeur, j’avais moi aussi une bosse a cacher sous mon jean que mon journal dissimulait à tous et à toutes, sauf à celle qui se trouvait à côté de moi.
Souriante, elle ne paraissait pas offusqué que j’eu remarqué sa poitrine appétissante. Flatté, elle allait me faire savoir son appréciation en me témoignant un présent du bout de ses doigts. Un regard jeté aux alentours pour vérifier que tous étaient bien perdus dans leurs occupations, et elle posa sa main sur mon entre jambe pour vérifier ce que yeux avaient remarqués.
Dressés contre le tissu de mon pantalon, mon sexe lui répondit immédiatement par un peu de pression contre ses doigts. A la fois excité et prudent je regardais discrètement au dessus du large l’hebdomadaire tout en me concentrant sur un article imaginaire situé en bas de page pour consommer des yeux ce que ma voisine me faisait comme cadeau en malaxant fermement mon sexe maintenant allongé tout le long de ma cuisse.
De caresses en allés et venus, elle me masturbait tout en faisant mine de regarder le paysage défilé pour laisser son regard glissé par dessus mon épaule et profiter de la grosseur de mon excitait qui frétillait sous mon pantalon. J’hésitais alors à retenir mon excitation pour ne pas avoir une épaisse tâche inexplicable sur mon pantalon, mais la domination exercé par cette main baladeuse allait avoir raison de mon esprit.
Quitte a paraître ridicule, autant profiter pleinement du jet de crème épaisse que mes bourses retenait maintenant fermement pour profiter encore un peu de ce moment intime et interdit. J’aurais voulu lui en faire profiter a elle aussi pour qu’elle voit mon excitation se projeter, et lui toucher les mains autrement qu’à travers ce vêtement dont j’aurais préféré me débarrasser.
Arrivé au point de non retour, je me tournais vers elle en relâchant mon bout de papier sur mes genoux pour l’embrasser fougueusement. Surprise, elle ne le fut que quelques instants et accepta mon baiser avec plaisir pendant que sa main finissait de glisser encore quelques instants pour relâcher la pression qu’elle avait exercé avec plaisir sur mon corps tout entier par la seule force de ses doigts. Je ne la reverrais peut-être pas, mais j’espère tout de même lui rentre la pareille lors d’un prochain voyage.