La chanson qui a inspiré ce précédent texte sur l’importance de la discussion avant l’acte est celle ci. Thématique étonnante pour un groupe de rap contemporain, genre assimilé à la misogynie et la violence des paroles, et pourtant logique pour un groupe de la trempe de Dead Prez, héritier de l’engagement politique de Public Enemy ainsi que du traitement du son.
La volonté d’enseigner par la musique est évidente chez eux, tout comme le souligne bien la part active (visible dès le titre) qu’ils ont eu dans l’écriture de It’s bigger than hip-hop de M.K. Asante, ouvrage musicale politisé sur l’influence de la culture hip hop sur la population noire américaine et l’importance qu’elle peut encore avoir dans l’évolution de cette même communauté au sein des Etats-Unis.
Le message, simple pour un public français familier de la courtoisie et du diner au chandelle, encore, j’espère, fièrement ancré dans les traditions romantiques (je ne peux pas être le seul a encore croire dans l’importance d’un repas et d’une discussion dans l’art de faire la cours), ne l’est surement pas autant pour une génération habitué à des clips où l’on balance des bouteilles de champagne sur les seins des nanas dans la rue pour les attirer vers soi.
Mind sex passe donc comme une voiture balais derrière les dégâts de vidéos misogyne avec un message étrange pour ceux qui n’ont jamais manqués de considération envers la gente féminine, pourtant essentiel et on ne peut plus politisé quand l’image de la femme est autant détérioré par des heures de clips qui ne montrent que la femme comme un objet de désir sexuel, et rien d’autre. Oui, la femme a un esprit qu’il faut conquérir et apprendre a connaitre. C’est tragique qu’il faille le rappeler, et heureusement un groupe comme Dead Prez l’exprime avec simplicité dans un morceau efficace qui aura surement fait réfléchir beaucoup de gamins et gamines a qui l’ont ne donne pas suffisamment d’occasion de faire marcher leurs cervelles.