Selon les habituels règle du jeu, l’homme parle et la femme écoute, signe qu’elle dévoue déjà toute son attention au préoccupation de celui qu’elle souhaite faire sien. De ces convention, je n’ai que faire et j’aimerais surtout t’entendre parler. Me dire ce que tu fais, ce que tu penses, ce que tu aimes.
Ne te méprend, j’aime bien m’entendre parler, ou du moins raconter mes occupations et mes envies. J’ai mon ego bien dans ma poche et je ne le range pas de peur qu’on me l’abime. Je le brandis comme un badge mais j’attends que l’on me rétorque et que l’on échange. Non que l’on me prouve sa valeur, comme si la discussion était un duel, mais que l’on me raconte des histoires passionnantes et que l’on me fasse rêver, réfléchir et comprendre.
Si ton esprit ne suit pas le mien, ça n’a aucune espèce d’importance. Je ne souhaite pas être ton leader, seulement ton partenaire. Partenaire de nuit, de jour et de conversation. Le plus grand plaisir est d’échanger avant de déshabiller. Si notre relation prend cette tangente plongeante, dans un ascenseur, sur un toit ou dans un lit, j’y prendrais véritablement plaisir que si la personne que j’embrasse n’est pas là que pour recevoir mais aussi pour offrir.
Oscar Wilde dit des femmes qu’elle ne devrait être concevoir d’être avec des hommes qui ne les traite que comme des égales. Je n’ai toutefois pas ce genre de complexe d’infériorité poétique et préfère te voir comme autre et pas juste comme égale. Comme être qui ne me ressemble pas et m’apportera donc une perception que je n’aurais pas, et vice versa. Peut-être que tu ne souscriras pas à cette vision mais c’est celle à laquelle je me range, libre à nous d’en discuter et d’apprendre encore plus l’un de l’autre.
Je veux tout savoir. Ton opinion sur les Beatles. L’emplacement précis de ton cou qu’il me faut embrasser pour t’entendre gémir. Ce que tu trouves drôle. La manière que tu as de saisir les draps ou de t’agripper à mes épaules.Le dernier livre que tu as lu. Si tu préfères être sous ou sur moi, car en ce qui me concerne je ne désire qu’être contre toi. La couleur de ton rire. Ce que tu dissimule derrière le sourire que tu viens de m’offrir